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Témoignage de François Coutant à l’ouvrage de Philippe de Beco, préfacé par Maud Fontenoy

Entretien avec François Coutant, Gérant de la société Legoueix, adhérent SOCODA implanté en Île-de-France.

Vous retrouvez-vous dans la notion d’adhérent éco-responsable?

Oui, même si le terme est un peu réducteur. Le business durable, ce n’est pas que du développement durable et du vert. Pour Legoueix comme pour Groupe SOCODA, c’est un engagement complet, une philosophie de vie qui pour nous a commencé par une vraie démarche d’Emploi Solidaire. Comme beaucoup d’acteurs, nous avons souhaité intégrer des jeunes issus de quartiers sensibles à nos équipes, aux métiers du magasinage dans un premier temps puis à l’ensemble de nos services, du marketing à la finance. Aujourd’hui, nous travaillons main dans la main avec les réseaux locaux et l’ANPE pour trouver le meilleur profil pour chaque poste, sans aucun a priori. Notre équipe bénéficie vraiment de cette diversité!

Vous avez également optimisé votre business model de façon éco-responsable…

Nous nous sommes en effet structurés autour de deux axes principaux: la massification des achats chez nos fournisseurs afin de limiter le nombre de livraisons, et la centralisation des stocks sur un seul et même site afin de limiter les échanges inter-agences. En réalisant notre bilan carbone en 2008, nous avons pu vérifier que cela nous permettait de limiter considérablement nos émissions de CO2. Parallèlement, nous avons un plan de dématérialisation totale de nos flux d’ici à fin 2012, de la saisie à la livraison: c’est un gros investissement mais en plus de réduire nos consommations de papier, cela permet aussi à chaque collaborateur de gagner du temps, de se concentrer sur son métier et donc d’apporter encore plus de valeur ajoutée à nos clients.

Le business durable se traduit donc chez vous en interne comme en externe?

Tout à fait. A côté de cette organisation interne, nous structurons également nos gammes de manière à limiter les produits dangereux et à intégrer le maximum de produits verts. D’ailleurs, la cellule qui pilote notre démarche globale est directement rattachée au Service Client. Ce n’est pas un hasard…

Et vos clients justement, ils adhèrent à cette démarche ?

Notre clientèle est constituée à 70% de grands donneurs d’ordre et à 30% d’entreprises indépendantes mais structurées des secteurs de l’énergie et de l’eau. Nos interlocuteurs sont donc déjà sensibles aux problématiques du développement durable. Il est évident qu’avec une clientèle d’indépendants et d’artisans, nous n’aurions jamais pu atteindre un tel résultat aussi vite…

Comment le message a-t-il été intégré en interne?

Mettre en place une démarche comme celle-là prend du temps : il faut expliquer aux gens où on veut les emmener, accepter que certaines personnes de l’équipe soient plus matures que d’autres sur ces sujets… Pour cela, nous avons mis en place un « arbre magique », une base de données interne permettant à chaque collaborateur d’accéder à n’importe quel moment au détail de nos initiatives: démarche qualité, fiches de sécurité produits, procédures de reprise… Pour que ça fonctionne, tout le monde doit parler le même langage!

Les résultats sont là ?

A tous les niveaux! Nos clients et partenaires ont compris que notre démarche n’était pas que réactive mais aussi pro-active: pour un grand donneur d’ordres, nous avons ainsi développé un catalogue de 300 pages intégralement validé par leur CHSCT, leur Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail ; pour un autre client, nous faisons du co-développement spécifique par rapport à un cahier des charges donné. Et dans tous les cas, on s’appuie sur les outils marketing SOCODA pour appuyer nos opérations, notamment le site Internet marchand via lequel nous commençons à faire un chiffre conséquent.

Vous avez déjà d’autres projets en vue?

Plein, mais c’est un peu tôt pour en parler. Nous allons bientôt fêter le 150e anniversaire de la société, et nous aimerions bien marquer le coup. Pourquoi pas en lançant une opération avec 150 produits verts par exemple? Ça correspondrait assez bien à notre éthique!

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