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INTERVIEW

Yannick Vicaud, directeur Santé et Sécurité groupe Cofely-Axima

 AXIMA-COFELY

Les EPI ne sont pas toujours portés par les utilisateurs. Avez-vous une explication ?

Trois explications peuvent, en fait, être avancées et se résument aux verbes « Savoir, Pouvoir, Vouloir ». Savoir, l’utilisateur n’a pas de consignes très précises sur le port des EPI et cela génère des situations où la décision de porter ou non un EPI est laissée à sa propre appréciation. Pouvoir, quand l’utilisateur n’a pas les moyens à sa disposition : l’EPI n’est pas disponible à portée de main, ou bien il est inadapté aux tâches à réaliser. Et enfin, Vouloir, lorsque l’utilisateur n’a pas  la volonté de porter des EPI.

Quelles sont les raisons les plus souvent invoquées en cas de non-port volontaire des EPI ?

On entend fréquemment la phrase : « je ne peux pas » sous entendant que l’EPI empêche un travail efficace.

Les collaborateurs de Cofely-Axima sont-ils formés au port des EPI ?

Pour les EPI de catégorie 3 (*) -harnais, électrique, rayonnements ionisants, manipulation de l’ammoniaque, de l’amiante,…-, une formation est systématiquement effectuée. Pour les catégories 1 et 2, les formations sont réalisées lors des accueils sécurité ou de la causerie sécurité (**).

Proposer des modèles plus confortables, plus attrayants qui seront portés plus volontiers, est-ce une solution pour encourager le port des EPI ? 

Ce sont en effet des critères à ne pas négliger. Outre le confort dans le travail, essentiel pour que l’EPI soit accepté par les utilisateurs, l’esthétique prend une place de plus en plus importante dans les critères de motivation. On la retrouve dans les choix de casques, de chaussures ou de vêtements.

* Les EPI sont classés en 3 catégories selon la gravité du risque concerné. A chaque catégorie correspond une procédure de tests et un type de documentations accompagnant obligatoirement le produit. Catégorie 1 : Risques mineurs ; Catégorie 2 : Risques intermédiaires ; Catégorie 3 : Risques mortels et invalidants.

** la causerie consiste à développer un sujet de prévention « santé/sécurité au travail » animé par le responsable direct qui marque la volonté de tout l’encadrement de concourir à la performance en matière de prévention des risques.

En France, le secteur de l’artisanat dépasse le cap du million d’entreprises. Présent dans les activités liées à l’alimentation, au bâtiment, à la production ou aux services, l’artisanat rassemble plus de 510 activités différentes et occupe ainsi une place privilégiée dans l’économie française. Mais l’artisanat, c’est aussi un secteur ou les accidents de travail, qui provoquent le suspend voire l’arrêt de l’activité professionnelle, restent très fréquents.

 Fatigue, douleurs, lumbagos, chutes, troubles musculo squelettiques… Malgré les progrès techniques, l’activité physique reste la principale source d’accidents du travail et de maladies professionnelles. Un charpentier qui chute d’un toit, un plombier qui se blesse à la main, un électricien victime d’une brûlure… l’artisanat est source de nombreux risques pour les professionnels. Heureusement, il existe des solutions pour contrer les accidents graves et moins graves, au travers des Equipements de Protection Individuelle -EPI-.

Les EPI pour sauvegarder la santé et la sécurité de l’artisan

Selon les statistiques de l’Assurance Maladies Risques Professionnels, le BTP demeure le secteur d’activités présentant le plus haut niveau de risque. Les accidents du travail sont principalement la conséquence d’opérations manuelles. Les arrêts de travail sont de 3 natures : chute de plain pied, chutes de hauteur et manutention. Plus grave, les principales causes de décès sont liées aux chutes en hauteur, aux véhicules ou encore à des malaises. L’absence de port d’EPI renforce l’insécurité de l’artisan et reste aujourd’hui une des principales causes d’accidents de travail.

Diverses causes d’accidentologie

 Selon leur âge, les artisans sont concernés de manière plus ou moins importante par les accidents. On constate que les moins de 20 ans et les plus de 50 ans sont des populations à risques, l’un à cause de manque d’expérience, et l’autre à cause de « l’usure » professionnelle. Le risque zéro n’existant pas, comment prévenir les accidents de travail ? Dans l’exercice de leur profession, il survient toujours des imprévus, des dysfonctionnements ou des erreurs humaines dans les processus ou les techniques de travail, pouvant être à l’origine d’incidents ou d’accidents du travail.

 Les équipements de sécurité, c’est obligatoire !

Réglementé par le code du travail, le port des Equipements de Protection Individuelle est une des solutions permettant d’éviter certains accidents du travail. Ce même code du travail indique qu’il appartient à l’employeur d’évaluer les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs et de prendre les mesures de prévention qui s’imposent. Parmi les obligations de l’employeur, figurent la mise à disposition gratuite et de manière personnelle des EPI nécessaires et appropriés au travail à réaliser, la vérification de l’utilisation effective des EPI, leur conformité et leur remplacement.

Côté employé, il lui incombe de prendre soin de sa santé et de sa sécurité en fonction de ses possibilités et de sa formation ainsi que de celles des personnes concernées par ses actes et omissions de travail. Chose que l’on ignore, tout manquement aux consignes de sécurité peut aboutir, en cas d’accident, à des poursuites pénales.

La solution est dans le port des EPI

 Pour protéger les yeux, le visage, les mains, les pieds, les voies respiratoires ou encore prévenir les chutes, il existe un large panel d’Equipement de Protection Individuelle. Les casques de chantier, coquilles anti-bruit, lunettes de protection, écran facial et masque de soudage, masque respiratoire, combinaison, sur-chaussures, gants de manutention et anti-coupure, chaussures de sécurité, kit antichute toiture, stop-chute, harnais, sac à dos de rangement, trousse et kit de secours pour les plombiers, les électriciens etc. autant d’équipements mis à disposition des professionnels des métiers de l’eau et de l’énergie, et compilés dans le catalogue de Legoueix, distributeur d’outillages depuis 1862.

Se protéger doit être un réflexe

 Conscient des risques quotidiens que prennent les artisans dans l’exercice de leurs métiers, Legoueix a tenu à développer son offre EPI pour leur permettre de s’équiper de façon qualitative. Alors, avant d’être contraint de suspendre, voire dans les cas les plus graves, de cesser son activité, mieux vaut prendre en compte, et très sérieusement, l’importance du port des EPI, développés pour protéger les travailleurs-artisans.

Pour vous armer contre les accidents, consultez le catalogue de Legoueix sur www.legoueix.com

Quelques chiffres :

Source INRS : Institut National de recherche et de sécurité

En 2010, selon les statistiques de la CNAMTS, environ 658 000 accidents du travail avec arrêt ont été recensés (soit une hausse de 1,1 % par rapport à 2009). Les accidents graves (avec incapacité permanente) chutent de 4,3 % (environ 41 000). Le nombre de décès recule de 1,7 % (529 accidents mortels). C’est dans le secteur du BTP que l’on constate le plus d’accidents graves et que les taux de fréquence et de gravité sont les plus élevés. Les véhicules sont toujours la première cause identifiable de décès. Les manutentions manuelles représentent un tiers des accidents avec arrêt.

Principales grandeurs

En 2013 et par rapport à 2012, l’effectif salarié des Comités Techniques Nationaux augmente de + 0.1 %. Les accidents du travail avec arrêt s’établissent au nombre de 618 263, en baisse de -3.5 %. De cette évolution, il ressort que l’indice de fréquence recule à 33.8 accidents pour mille salariés. Le taux de fréquence en baisse de -3.4% passe de 23.5 à 22.7 accidents par million d’heures travaillées. Le nombre de journées d’incapacité temporaire diminue de -0.9% à 37.5 millions. Le nombre des décès se fixe à 541, en baisse de -3.0% par rapport à 2012. Les maladies professionnelles dénombrées désormais par syndromes sont au nombre de 51 452 cas en baisse de – 4.7 %. Les accidents de trajet au nombre de 93 363 progressent de +3.6 %.

Accidents de trajet

Avec 93 363 sinistres en 2013, le nombre des accidents de trajet progresse de +3.6 %. Le nombre des incapacités permanentes s’élève à 7 865, en baisse de -2.9 %. Les décès diminuent de -5.3% et sont au nombre de 306 en 2013.

Maladies professionnelles

Pour les maladies professionnelles, l’inversion de tendance survenue en 2012 se poursuit en 2013 puisque les cas dénombrés par syndromes sont au nombre de 51 452 cas en baisse de -4.7%. Les affections périarticulaires qui avec 40 613 cas représentent toujours 79% des maladies professionnelles en recul de 1 535 cas. Cette baisse est surtout sensible s’agissant des syndromes de l’épaule. Pour les pathologies liées à l’amiante, on observe en baisse 3 168 cas au Tableau n° 30A et en baisse également 897 cas au Tableau n° 30B. Les affections chroniques du rachis lombaire dues aux charges lourdes reculent à 2 892 cas.

« Relever le défi de la sécurité des travailleurs sur sites et chantiers isolés »

Hypnotisés par le désolant spectacle des délocalisations industrielles et son cortège de fermeture d’usines, la France a du mal à voir se développer un secteur hyper-dynamique et créateur d’emplois : celui des entreprises de services sur sites. Ces entreprises dont les noms sont aujourd’hui bien connus, comme Vinci Energies, Spie Batignolles Energies, Cofely Axima ou encore Dalkia, emploient des milliers de salariés ouvriers, techniciens ou ingénieurs qui ne sont plus postés derrière une machine au sein d’un atelier, mais sur le terrain, dans des chaufferies ou perchés sur un pylône, pour installer, régler, maintenir nos équipements et infrastructures pour les télécommunications, l’eau ou l’énergie. Ce nouveau secteur industriel nomade pose la question de la santé et de la sécurité de travailleurs opérant le plus souvent en petites équipes ou parfois seuls, et loin de leurs bases.

Legoueix, fournisseur historique de ces entreprises, a décidé de mettre en lumière cette question en vue de son inscription à l’agenda de la prochaine réforme de la santé et de la sécurité au travail en organisant un petit déjeuner consacré à ces sujets autour des parlementaires porteurs du projet, messieurs Denis Jacquat, député de la Moselle et

Jean-Frédéric Poisson, député des Yvelines. Au cours de cette réunion, des experts ont échangé leurs points de vue et exprimé leurs convictions. François Coutant, dirigeant de Legoueix ouvre les débats en expliquant que « nous avons fait le constat que le thème de la sécurité est une préoccupation majeure de nos clients. C’est pourquoi notre nouveau catalogue consacre une large place aux Equipements de Protection Individuelle (EPI) ainsi qu’aux normes ». Kafka, inventeur inattendu de la sécurité au travail Jacqueline Raoul Duval, écrivain et biographe de Kafka, dévoile une face méconnue de l’auteur : « Au début du 20ème siècle, Kafka fut à l’origine de l’analyse des premiers arrêtés ministériels pour protéger les travailleurs et prévenir les accidents de travail. Il nota par ailleurs dans son journal : « Dans mes quatre districts, les gens sont comme ivres, ils dégringolent les échafaudages et tombent dans les machines, toutes les poutres basculent, toutes les échelles glissent… »… « Et puis on en a des névralgies de voir ces jeunes filles qui dans les fabriques de porcelaine ne cessent de se jeter sur les escaliers avec des montagnes de vaisselle plein les bras ! »

En 1914, Kafka est réformé pour raisons de santé et ne vécu pas les horreurs de la guerre, mais il a eu l’idée d’exiger le port du casque pour tous les ouvriers du bâtiment, enclins, comme les soldats au front, à de graves accidents. Investir dans la santé, c’est investir dans l’entreprise Jean-François Poisson, député des Yvelines prit ensuite la parole afin de souligner que : « la sécurité est un enjeu stratégique pour les grands groupes comme pour les PME. Investir dans la santé, c’est investir dans l’entreprise. La qualité de l’encadrement entre aussi en ligne de compte, car elle permet de sensibiliser les travailleurs au port des EPI. Cependant, l’entreprise n’est pas là pour materner ses collaborateurs, il est cependant de sa responsabilité de mettre en place de bonnes conditions de travail ». Pour Xavier Vignon, président de Sogetrel qui construit et maintient des infrastructures de réseaux de télécommunications partout en France, la priorité reste dans l’éducation et la formation de ses équipes (représentant près de 2 000 personnes déployées sur tout le territoire) « de l’importance de porter les équipements de sécurité, surtout lorsqu’on est un travailleur livré « à soi-même » : c’est une question de responsabilité personnelle et de bon sens. Il faut par ailleurs former les collaborateurs et les rendre conscients de l’importance de se protéger. Souvent c’est le comportement qui l’emporte au détriment de l’équipement, il faut que cela change. Enfin, il faut que les travailleurs adhèrent aux EPI : il doivent être faciles, agréables, confortables, d’excellente qualité et valorisant à porter ».

Pour Jean-Yves Larour, directeur de la communication d’Harmonie Mutuelle : «. Investir dans la santé au travail, c’est investir dans l’entreprise qui, dans sa globalité, bénéficiera d’une bonne image ». Le docteur Ange Mezzadri, président de l’AFTIM, Association Françaises des Techniciens et Ingénieurs de la sécurité et de la Médecine du travail poursuivit : « La santé au travail est souvent perçue comme punitive, d’ailleurs l’étymologie elle-même du mot « travail » en latin signifie « contrainte », plaçant le salarié dans une position de victime. La France, qui n’a pas de ressources naturelles, ne peut que compter sur son capital humain. La santé au travail est le partenaire de l’investissement de l’entreprise. Il faut réorienter le concept médecine du travail sur la Prévention au travail et l’accompagnement des entreprises et des salariés et répondre à une demande latente de la plupart des acteurs en matière d’analyse des situations et d’aide pratico pratique au sein des entreprises ». Les équipements de protection individuels plébiscités par les dirigeants

L’Observatoire Entreprise et Santé paru en septembre dernier et mené par Viavoice Etudes et Conseils et Harmonie Mutuelle, a permis de mettre en avant certaines informations relatives aux dispositifs de santé présents dans l’entreprise. L’étude a été effectuée auprès de 1 003 salariés et 510dirigeants. Ainsi, 55% des salariés déclarent que leur entreprise possède des EPI contre le froid, le bruit, les produits dangereux etc. Ces mêmes EPI sont jugés les plus utiles par 31% des personnes interrogées. Parmi les éléments identifiés comme manquants dans les entreprises, les EPI arrivent bons derniers avec 6%. Parmi les bonnes pratiques citées par les dirigeants interrogés « la protection individuelle et l’adoption des bonnes positions de travail » ou encore « le respect de la législation, du règlement intérieur et la mise à disposition des équipements de protection ».